BIOGRAPHIE

Les Éditions La Madolière sont fières de vous le présenter, enfin va juste falloir être un peu patient.

Son premier recueil de nouvelles s'intitule : Routes Enlacées


Il est aussi directeur éditorial de la revue Scribulations dans la collection Monade chez nous depuis juin 2008.

La Grande Bio De Mr DUTEY



Ensuite pour ta bio, tu mets ton âge me demande mon éditrice. Tiens, j'aurais plutôt mis ma date de naissance, parce que quarante-huit ans, ce sera un mensonge le six juin prochain (2007 NDE).Tu mets ton travail, ajoute-t-elle inconsidérément, comme si non content d'apporter du travail à la maison, - ce que je ne fais jamais - j'avais décidé de vous en faire profiter. Mon travail non, ma profession, pourquoi pas ? Je suis éducateur à la Protection Judiciaire de la Jeunesse depuis…Houlà ! Vingt huit ans. Professionnellement, à part deux petits boulots - décharger des camions et cueillir des cerises - éducateur est mon premier et mon seul travail rémunéré. L'écriture ? Travail rémunéré ? Tu plaisantes ?


Tes passions, propose-t-elle ensuite et je vais la décevoir car je ne me connais aucune passion. Des trucs qui m'intéressent, oui, plein, mais si la passion c'est quelque chose pour laquelle on laisse tout tomber, au moins un moment, non.

J'aime Anne mon amour, j'aime Béryl, Christian, Coline, Aurore et Orion nos enfants. J'aime mes deux frères Pierre et Christophe. J'aime Quentin et Olivier mes neveux, Diane ma nièce, Simone et Guy mes parents. J'aime aussi Sylvain mon filleul et Zabette sa mère, mon amie du Nord. J'aime Isis et Pixel, nos deux chats. J'aime mes plantes (j'ai de très belles plantes).

J'aime me promener. J'aime voir le soleil se lever. J'aime le Beaujolais oú j'habite, mais j'aimais aussi beaucoup le Mâconnais oú j'habitais. J'aime lire, ça oui.

Tiens, c'est peut-être la seule chose pour laquelle je laisse tomber tout le reste. J'aime donc passionnément lire. Et quand tout le reste tourne à peu près, j'aime écrire, mais je ne laisse pas tout tomber pour écrire. C'est d'ailleurs exactement le contraire : j'ai plutôt tendance à saisir n'importe quel prétexte pour ne pas écrire. Mais comme je suis plutôt obéissant et que Pénélope m'a demandé ma bio, j'écris ma bio, mais je sais déjà très bien que je vais tout planter là pour ce soir dans pas très longtemps parce qu'on est jeudi et qu'il y a NCIS à la télé. 


Tu parles par exemple des salons que tu animes sur le net,  me suggère ensuite un peu à la légère mon éditrice, qui ne doute de rien puisqu'elle m'a demandé par ailleurs de résumer les dix-huit nouvelles de Routes Enlacées en « quelques lignes ». Comment parler de l'écriture en ligne, cette  expérience de plus de quatre ans, en quelques phrases ? Peut-être commencer par dire que pour moi, l'écriture est moins une expérience solitaire qu' une aventure partagée. Que ce soit pour réaliser des poèmes visuels avec mon frère dans les années soixante-dix, pour la grande aventure des écrits de source électronique avec Philippe Boots (et les autres membres de LAIRE) dans les années quatre-vingt, avec Jane Sautière pour écrire notre polar «"Zones d'ombre» (Chez Gallimard Coll Série Noire NDE) en quatre-vingt-dix-huit, ou
pour écrire avec d'autres internautes le recueil « Préf@ces » puis « Photomaton » que nous avons édité en décembre dernier, écrire, c'est pour moi écrire avec d'autres.

Pour ça, le net offre pas mal d'opportunités de rencontre, de partage et il se trouve que les groupes MSN offrent en plus, la possibilité - technique rarissime il y a quatre ans - d'écrire à plusieurs sur la même page écran. C'est donc depuis quatre ans le lieu principal de mon activité littéraire. C'est d'ailleurs sur le Net que Pénélope m'a lu puis qu'elle m'a demandé si je ne voulais pas éditer « Routes Enlacées » chez elle. J'en profite pour la rassurer sur un point : les nouvelles de « Routes Enlacées » ont toutes été écrites par moi. C'était bien un projet collectif au départ mais un jour je me suis retourné et il n'y avait plus personne derrière. 


Tu parles de toi, ajoute-t-elle, comme si j'avais fait autre chose jusque–là, mais c'est vrai qu'elle ne m'a pas encore lu.


Pourquoi tu écris
, insiste-t-elle, alors que je la soupçonne de savoir pertinemment que les auteurs ont horreur de cette question. J'écris comme les arbres poussent. Parce que c'est une nécessité vitale à laquelle ils ne peuvent se soustraire. 


La grande bio sera sur le net sur ta page d'auteur.
Tiens ? J'aurais une page d'auteur. 
Il y aura une petite bio de quelques lignes sur la 4eme de couv du livre...

Encore des menaces ! Et voila...